L’histoire du Dogue allemand est intimement liée à celle d’un peuple originaire d’Asie mineure nommé les Alains. Chassés par les Huns les Alains s’installèrent progressivement en Europe accompagnés par leurs chiens de combat, des molosses nommés les Alans. Au moyen âge on retrouve la trace de ces molosses que l’on classe en deux catégories, les « Alans gentils » agiles et élancés employés pour la protection et la chasse et les « Alans de boucherie » plus massifs, destinés à la garde.
Des croisements entre des descendants des « Alans gentils » et de grands chiens type Lévrier auraient permis à la race d’évoluer. En 1877 une association d’éleveurs allemands de la région de Berlin décida de rassembler sous l’appellation de Dogue allemand les diffèrentes variétés qui cohabitaient à l’époque (Dogue d’Ulm, Dogue danois, Grand Dogue, Dogue anglais…)
En 1880 le premier standard fut rédigé, et la responsabilité de la race fut confiée en 1888 au Deutscher Doggen Club. Le Doggen Club de France fut fondé en 1923.
SON CARACTERE
Gentil, sensible et doux le Dogue allemand ne correspond pas à l’idée qu’on s’en fait. Particulièrement affectueux et attentionné avec les enfants, il est d’un caractère calme et équilibré. Il est peu aboyeur. Méfiant vis à vis des étrangers, c’est un bon gardien qui se montre particulièrement dissuasif. Vu son gabarit il est indispensable que son éducation et sa sociabilisation démarrent tôt.
Aussi étrange que cela puisse paraître le Dogue allemand peut s’adapter à la vie en appartement, sous réserve, qu’il puisse se dépenser et faire de l’exercice lors de sorties régulières.
STANDARD SIMPLIFIE
Aspect général : Par son aspect général, le dogue allemand ( Deutsche Dogge ) unit fierté, force et élégance dans un ensemble plein de noblesse. Il est grand, puissant et harmonieux de construction. Par sa substance alliée à sa noblesse, par l’harmonie de son aspect, par sa silhouette bien proportionnée et par sa tête si particulièrement expressive il donne à celui qui le contemple l’impression de voir une statue pleine de noblesse. Il est l’Apollon des chiens.
Yeux : Les yeux sont de grandeur moyenne, à l’expression vive, intelligente et aimable, aussi foncés que possible, en forme d’amande, les paupières épousant bien la forme du globe oculaire. Chez les dogues bleus, les yeux un peu plus clairs sont admis. Chez les dogues arlequins, les yeux clairs ou de couleur différentes sont admis.
Oreilles : L'oreille est attachée haut, tombante de nature, de grandeur moyenne, le bord antérieur de l’oreille accolé à la joue.
Encolure : Le cou est long, sec et bien musclé. De son attache bien développée il s’affine légèrement jusqu'à la tête. Il offre un profil bien galbé dans la région de la nuque. Le port est relevé, légèrement incliné vers l’avant.
Queue : La queue atteint le jarret. Attachée haut et large, elle s’amenuise progressivement jusqu'à son extrémité. Au repos, elle pend en position détendue naturelle, en action ou quand le chien est excité, elle se recourbe légèrement en forme de sabre, mais sans dépasser sensiblement le niveau du dos. La queue en brosse n’est pas recherchée.
Peau : Bien appliquée et tendue chez les sujets unicolores elle est bien pigmentée. Chez les dogues arlequins, la répartition du pigment correspond essentiellement à celle des taches.
Poil : Poil très court et dense, lisse et couché bien à plat, luisant.
Couleur : Le dogue allemand est élevé en trois variétés de couleur indépendantes : fauve et bringé, noir et arlequin, bleu.
- Dogue fauve : Robe allant du jaune or clair au jaune or intense ; le masque noir est recherché ; de petites marques blanches au poitrail et sur les pieds sont indésirables.
- Dogue bringé : Couleur de fond allant du jaune or clair au jaune or intense avec des rayures noires aussi régulières que possible et nettement dessinées qui suivent la direction des côtes. Le masque noir est recherché, de petites marques blanches au poitrail et sur les pieds sont indésirables.
- Dogue arlequin (blanc bigarré de noir, appelé jadis dogue tigré) : Couleur de fond blanc pur, autant que possible sans la moindre moucheture, avec des taches d’un noir de laque au contour déchiqueté, de dimensions variées, bien réparties sur toute la surface du corps. Des taches partiellement grises ou brunâtres sont indésirables.
- Dogue noir : Noir de laque, des marques blanches sont admises. Font partie de cette variété de couleur les dogues à manteau chez lesquels le noir couvre le tronc à la façon d’un manteau tandis que le museau, le cou, la poitrine, le ventre, les membres et l’extrémité de la queue peuvent être blancs, ainsi que les dogues dont le fond de la robe est blanc avec de grandes plaques noires (Plattenhunde).
- Dogue bleu : Robe bleu acier pur ; des marques blanches au poitrail et aux pieds sont admises.
Source du standard : Fédération cynologique internationale