Le Berger belge descendrait de chiens de troupeau originaires d’Europe centrale, croisés avec des Mâtins et des Deerhounds venus d’Angleterre.
A la fin du 19ème siècle il fut décidé de pratiquer une sélection entre les différents chiens de Berger belge qui constituaient une population hétérogène. La morphologie de ces chiens étant similaire, la distinction fut faite en fonction du poil et du dessin de la robe ce qui aboutit à déterminer 4 variétés. Le tout premier standard fut établit en 1892, les noms définitifs furent attribués en 1898.
Quatre variétés furent identifiées, elles reçurent chacune le nom d’un lieu ou d’une région Belge.
La variété à poil long raide et noir fut appelée « Groenendael » du nom du château de son principal éleveur. Le poil est abondant et relativement rêche en surface avec un sous poil fourni..
La variété à poil long et fauve, roux ou gris reçu le nom de « Tervueren » qui était la ville dans laquelle elle était élevée. Le poil est identique à celui du « Groenendael » à la couleur près.
Les bergers belges fauves ou roux à poil dur reçurent le nom de « Laekenois » en référence au château royal de Laeken où était élevée cette variété. Le poil est dur et ondulé sans être bouclé pour autant.
La variété à poil court issue de la région de « Malines » reçut le nom de Malinois. Le poil est épais et moulant avec un sous poil laineux.
C’est en 1901 que les premiers Bergers Belges furent enregistrés dans le Livre des Origines de la Société Royale Saint-Hubert (L.O.S.H.).
SON CARACTERE
Vif et intelligent le Berger belge se montre fidèle et obéissant. Il est particulièrement dévoué à son maître ce qui peut parfois engendrer de l’agressivité à l’égard des étrangers. Bon compagnon et chien de famille c’est également un excellent chien de garde ou de défense.
Du fait de sa très grande sensibilité l’éducation doit se faire avec douceur et patience.
Il s’adapte à la vie citadine mais nécessite des sorties fréquentes afin de lui donner l’occasion de libérer son énergie. Il n’apprécie pas la solitude et supporte donc mal de rester seul.
STANDARD SIMPLIFIE
Aspect général : Le chien de berger belge Groenendael ( Groenendaeler ) est un chien médioligne, harmonieusement proportionné, alliant élégance et puissance, de taille moyenne, de musculature sèche et forte, inscriptible dans un carré, rustique, habitué à la vie en plein air et bâti pour résister aux variations atmosphériques si fréquentes du climat belge.
Par l’harmonie de ses formes et le port altier de la tête, le chien de Berger Belge doit donner l’impression de cette élégante robustesse qui est devenue l’apanage des représentants sélectionnés d’une race de travail. Le Berger Belge sera jugé en statique dans ses positions naturelles, sans contact physique avec le présentateur.
Yeux : Les yeux sont de grandeur moyenne, ni proéminents, ni enfoncés, légèrement en forme d’amande, obliques, de couleur brunâtre, de préférence foncés. Les paupières sont bordées de noir. Le regard est direct, vif, intelligent et interrogateur.
Oreilles : Les oreilles sont plutôt petites, haut plantées, d’apparence nettement triangulaire, conques bien arrondies, l’extrémité en pointe, rigides, portées droit et verticalement quand le chien est attentif.
Encolure : Le cou est bien dégagé, légèrement allongé, assez redressé, bien musclé, s’élargissant graduellement vers les épaules et exempt de fanon. La nuque est légèrement arquée.
Queue : La queue est bien attachée, forte à la base, de longueur moyenne, atteignant au moins de préférence le jarret et le dépassant idéalement. Au repos elle est portée pendante, la pointe légèrement recourbée en arrière au niveau du jarret.
En action elle est plus relevée, sans aller au-dessus de l’horizontale, la courbe vers la pointe plus accentuée, sans toutefois qu’à aucun moment elle ne puisse former ni crochet, ni déviation.
Peau : Elastique, mais bien tendue sur tout le corps. Le bord des lèvres et des paupières sont fortement pigmentés.
Poil : Dans toutes les variétés le poil doit toujours être dense, serré et de bonne texture, formant avec le sous-poil laineux une excellente enveloppe protectrice.
- Poil long (Groenendael et Tervueren) : Le poil est court sur la tête, la face externe des oreilles et le bas des membres, sauf sur le bord postérieur de l’avant-bras qui est garni, du coude au poignet, de poils longs appelés franges. Le poil est long et lisse sur le restant du corps et plus long et abondant autour du cou et sur le poitrail, où il forme collerette et jabot. L’ouverture du conduit auditif est protégée par des poils touffus. Les poils depuis la base de l’oreille sont relevés et encadrent la tête. L’arrière des cuisses est orné d’un poil très long et très abondant, formant la culotte. La queue est garnie d’un poil long et abondant formant panache.
- Poil Court (Malinois) : Le poil est très court sur la tête, la face externe des oreilles et le bas des membres. Il est court sur le reste du corps et plus fourni à la queue et autour du cou, où il dessine une collerette qui prend naissance à la base de l’oreille, s’étendant jusqu’à la gorge. En outre, l’arrière des cuisses est frangé de poils plus longs. La queue est épiée, mais ne forme pas panache.
- Poil dur (Laekenois) : Ce qui caractérise surtout le poil dur, c’est l’état de rudesse et de sécheresse du poil, qui, en outre, est crissant et ébouriffé. Sensiblement de six centimètres sur toutes les parties du corps, le poil est plus court sur le dessus du chanfrein, le front et les membres. Ni les poils du pourtour des yeux, ni ceux garnissant le museau, ne seront assez développés pour masquer la forme de la tête. L’existence de la garniture du museau est cependant obligatoire. La queue ne doit pas former
Couleur : Chez les Tervuerens et les Malinois, le masque doit être très bien prononcé et avoir tendance à englober les lèvres supérieure et inférieure, la commissure des lèvres et les paupières, en une seule zone noire. Il est défini un strict minimum de six points de pigmentation des phanères, les deux oreilles, les deux paupières supérieures et les deux lèvres supérieure et inférieure, qui doivent être noires.
Charbonné : Chez les Tervuerens et les Malinois, le charbonné signifie que des poils ont une extrémité noire, ce qui ombre la couleur de base. Ce noir est de toute façon « flammé » et ne peut être présent ni en grandes plaques, ni en vraies rayures (bringé). Chez les Laekenois le charbonné s’exprime plus discrètement.
Groenendael : uniquement le noir zain.
Tervueren : uniquement le fauve-charbonné et le gris-charbonné, sous masque noir, toutefois, la couleur fauve-charbonné reste la préférée. Le fauve doit être chaud, n’être ni clair, ni délavé. Tout chien dont la couleur est autre que fauve-charbonné ou ne répond pas à l’intensité désirée ne peut pas être considéré comme un sujet d’élite.
Malinois : uniquement le fauve-charbonné avec masque noir.
Laekenois : uniquement le fauve avec traces de charbonné, principalement au museau et à la queue.
Pour toutes les variétés : un peu de blanc est toléré au poitrail et aux doigts.
Source du standard : Fédération cynologique internationale